Notre-Dame-des-Landes : répit d’une fin de mandat

Les présidents sortants ont toujours laissé des cadeaux empoisonnés à leurs successeurs, c’est un sport national. Loi de finances insincère, plans sociaux reportés, réformes impopulaires oubliées… Le sens de l’Etat a toujours bien peu ému nos “hommes d’Etat”.

Il en sera de même de l’évacuation du site occupé par les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Le gouvernement Cazeneuve ne se sent visiblement pas lié par une promesse faite à l’automne par un Manuel Valls alors premier ministre. Les pro-aéroport peuvent toujours crier au scandale, leur voix ne traverse pas les murs feutrés de Matignon et de l’Elysée.

Officiellement ? Le nouveau ministre de l’intérieur a avancé un différend avec la Commission européenne pour justifier que les forces de l’ordre ne fassent pas mouvement. “Il ne pourra y avoir d’intervention sur cette zone qu’au moment où toutes les procédures seront éteintes et où il n’y aura plus la moindre contestation possible”, a déclaré à Bruxelles Bruno Le Roux.

Officieusement ? Les risques opérationnels d’une telle opération d’évacuation préoccupent considérablement les autorités. Tout le monde se souvient de l’échec cuisant de la tentative d’évacuation du site en 2012.

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