François Hollande : un pompier pyromane en pleine crise analytique

Le président de la République, François Hollande, a présenté ses regrets sur ses propos sur les magistrats « sans réalité avec ma pensée » rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, dans l’ouvrage intitulé « Un président ne devrait pas dire ça ».

Un livre de fin de règne des plus déconcertant dont l’objet – ou le sujet – relève davantage de la psychanalyse que de la politique. Voilà un président de la République qui se pose en observateur de la vie publique, souffrant de la solitude, plutôt qu’en homme d’action. Non, François Hollande, n’a jamais endossé ses habits de président, c’est maintenant une certitude. Il est tombé dans la fonction présidentielle un peu par hasard et, avec ce livre de confidences que même ses fidèles n’acceptent pas, il a fini d’achever cette institution et avec elle la Ve République.

Il a bon dos, maintenant, d’exprimer ses « regrets », disant comprendre la « blessure » née de ses propos qualifiant la justice d’« institution de lâcheté ». Où est passé le grand stratège que nous avaient vendu les Bartolone, Cambadélis et autres Valls ? Le premier ministre peut toujours appeler à la dignité et à la pudeur, le suicide politique du patron de l’Elysée est consommé. A la faveur d’un passage à l’acte parfaitement freudien dans lequel François Hollande se laisse choir, se laisser tomber dans un « niederkommen lassen » qui signifie aussi dans un style plus populaire, accoucher.

Serge Raffy, biographe de François Hollande, n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins. Se laissant aller à faire un pont avec l’affaire du Sofitel qui a fait exploser en vol, en 2011, le projet de Dominique Strauss-Kahn de briguer l’Elysée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *