La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme sur les dépenses et le déficit

Tout y passe, l’Etat, la protection sociale et les collectivités locales. A contre-courant de l’optimisme gouvernemental affiché, Didier Migaud dresse un portrait inquiétant de la France pour 2014. Synthèse rapide.

Cour des comptes - Entrée du Palais Cambon - DR

Cour des comptes – Entrée du Palais Cambon – DR

Mardi 11 février 2014, la Cour des comptes a rendu son rapport public annuel pointant du doigt les objectifs de déficits publics affichés pour 2013 et 2014 par le président de la République et le gouvernement. A contre-courant de tous les indicateurs, l’optimisme gouvernemental inquiète les magistrats financiers plus qu’il ne les rassure.

Pas plus que l’objectif de réduction des dépenses publiques de 50 milliards sur trois ans (2014-2017), sans précédent, qui risque d’impacter négativement l’économie en conduisant le pays à une récession dont personne ne veut. Le souci, pour Didier Migaud, c’est qu’une part des économies prévues n’est « pas documentée à ce stade », d’autant que « certaines apparaissaient surestimées ».

Dans son rapport, la Cour attend que l’effort de réduction des dépenses publiques se porte sur « ceux qui ont le moins contribué jusqu’ici ». Dans le collimateur : la protection sociale et les collectivités territoriales.

Les politiques publiques ne sont pas non plus épargnées. Et notamment, les insuffisances de contrôle en matière de sécurité sanitaire, les dérives des Safer – ces outils d’aménagement agricole et rural -, la gestion « déplorable » de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales (Cipav), la gratuité des billets de train des employés de la SNCF, les problèmes de prise en charge psychiatrique des détenus, les dysfonctionnements de l’indemnisation des victimes de l’amiante…

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